vendredi 9 janvier 2015


The moon rises up high that we don't need the sky...

Il semblerait que je suis moins déroutée. Peut-être était-ce simplement un moment d'égarement, mon impuissance face à mon propre doute. Je ne savais pas comment gérer le fait que pour la première fois depuis Août, j'ai cru avoir fait une erreur. 
Pile au moment où J. décide de revenir doucement dans ma vie. C'était simplement terrifiant. 
Je dois remercier W. pour le coup. Il m'a beaucoup aidé, il m'a surtout laissé parler et m'a guidé jusqu'à faire face à mes propres propos, à mon paradoxe et à mes contradictions. D'un seul coup, cela a semblé bête et irrationnel. Maintenant, ça va mieux. Peut-être que je me fais petit à petit à l'idée qu'il veut faire un peu partie de ma vie. 

Je n'ai pas eu une vie sentimentale très mouvementée. D. et B. 
B. ne devrait même pas compter dans la liste parce qu'il est un petit rien du tout dans ce tourbillon de sentiments qui m'assaille généralement. 
Il y a F. que je n'ai plus envie de revoir. Plus du tout. On m'a conseillé de ne pas prendre les choses au sérieux et de m'amuser, d'en profiter un peu parce que j'ai besoin de "me retrouver". 
Je ne suis pas certaine qu'agir comme à l'époque où j'étais la plus perdue qui soit puisse réellement m'aider à me retrouver. D'ailleurs, je n'ai pas l'impression de m'être perdue.
Certes, j'ai été un peu ébranlée et j'ai du me reconstruire une nouvelle vie pour moi seule mais je suis sortie de tout cela en sachant que je ne voulais plus de quelque chose qui ne vaut rien. 
Je veux bien qu'on puisse rencontrer des gens qui ne nous conviennent pas et se fourvoyer. Mais quand on rencontre quelqu'un et qu'on sait pertinemment qu'il ne nous convient pas, autant ne pas perdre son temps, même si c'est passer à côté d'un plan ou que sais-je. 

Il y a un moment, il faut savoir ce qu'on veut et avoir le courage de le revendiquer. 
Je n'ai pas encore le courage. J'ai toujours peur de me retrouver seule, de rater le bus, de passer à côté d'un homme bien qui pourrait me convenir. 
A cause de cette peur, je regarde partout et croit voir, même en quelqu'un qui n'est pas pour moi, quelque chose qui pourrait l'être. 

Je devrais faire plus confiance à mon instinct et aussi à ma raison (ou en tous cas écouter un peu ma raison quand mon instinct me dit quelque chose de faux). 

"Piece of Crap. Où est ma pizza aux chips ?!" 
Avec mon coloc, on fait de la poésie.


mercredi 7 janvier 2015

"Connais-toi toi même.."

J'ai lu un article il y a deux jours. Il m'a retourné. Au départ, je le lisais pour mon colocataire au coeur brisé par une femme pas encore prête à s'engager.
En gros, l'article traitait d'un mal actuel : Le choix.
Il semblerait que cela nous pousserait à toujours vouloir laisser une porte ouverte, une possibilité à autre chose, au mieux, même lorsqu'on a trouvé quelqu'un qui nous convient bien. Tout ceci, parce qu'on refuse de se contenter de peu, parce qu'on a tant de choix. Alors, on finit par se convaincre qu'on n' a pas assez, qu'il nous faut quelque chose de plus exceptionnel. Que l'amour, c'est quelque chose qui te prend aux tripes et qui est fou et passionné toujours.
Je crois que la passion est toujours là, juste différente.
Le choix tue l'amour, l'envie du meilleur aussi.

Voilà ce que j'ai dit et répété des dizaines de fois ces derniers mois lorsqu'on me demandait pourquoi  je m'étais séparée de J. : "J'avais une bonne relation, vraiment. Mais ce n'est pas suffisant. je voudrais une très bonne relation. Qu'est ce qui fait la différence entre une bonne et une très bonne relation?"
Quand on creuse un peu le sujet, je dis : Oui, c'est vrai. j'aurais facilement pu finir ma vie avec lui et j'aurais été heureuse, oui, très certainement. Mais...

Il y a toujours un mais, une possibilité.
Et voilà, j'ai eu l'impression que quelqu'un avait écrit cet article pour moi, pour me piquer au vif, pour me dire : t'as merdé, idiote. Il était tout ce que tu pouvais espérer. tu as tout fichu en l'air.

Maintenant, je doute. Je n'avais jamais douté jusqu'à il y a peu. Jamais, je n'avais remis ma décision en question parce que je pensais dur comme fer que c'était le choix le plus juste pour moi, pour lui.
A cet instant précis, j'ai peur d'avoir fait la pire erreur de ma vie, d'être passée à côté de la seule chance que j'avais de trouver le vrai bonheur.
J'espère que ce sentiment va disparaître très vite parce que je ne sais pas comment le gérer.
On ne revient pas en arrière. Pas quand on s'est fait tant de mal. Pas quand il a enfin réussi à tourner la page. Pas quand on est une personne comme moi.

Il ne faut rien regretter, ne pas douter les choix qu'on a fait. Il n'y a que des bons moments, que des bons choix, que des bonnes rencontres. Les choses arrivent au moment où elles doivent arriver.

lundi 29 décembre 2014

Superstition...

Les résolutions pour la nouvelle année. Chaque fois, c'est une nouvelle aventure, un nouveau défi. Pourquoi ? Parce qu'il s'agit de se battre contre soi pour n'en pas avoir. Chaque année vient avec son lot de nouveauté et d'espoir, l'espoir que cette fameuse nouvelle année sera porteuse de changement, de quelque chose de meilleur que soi. Comme si on allait se réveiller le matin du 1 er completement métamorphosé ou vide de toutes les choses qui nous ont pourris l'année d'avant. Toutes ces choses qu'on voudrait changer à propos de nous, de nos vie et de nos relations aux autres.
Cette année, j'arrête de fumer, de boire, de traîner devant mon ordi, d'être accro à mon téléphone, de manger des bonbons, du chocolat, de jeter mon argent par les fenêtres, je serai plus gentil ou moins gentil, je cesserai d'être un coeur d’artichaut, je me laisserai une chance pour tomber amoureux, je trouverai de la stabilité ou au contraire, je vais sortir de mon carcan et partir à l'aventure...

Il y a des tonnes de choses que l'on se dit, que l'on se promet mais que l'on ne fait jamais ou alors seulement quelques semaines ?
est-il plus simple de tenir une résolution ou alors de ne pas se fixer des objectifs intenables ?

Est-ce qu'on ne cesse de se remettre en question et de vouloir devenir meilleur si l'on ne se fait pas chaque année cette liste mentale ou écrite d'objectifs qu'on ne tient jamais ?

Est-ce qu'avoir comme objectif ; ne pas prendre de résolutions cette année, n'est pas déjà une résolution qu'on n'a pas tenue?

Cesser de dire et pour une fois agir..
Encore un leitmotiv à la noix que je ne suis jamais.
Je voudrais ne pas avoir de résolutions mais c'est plus fort que moi...
L'année prochaine, ceci, cela !

Patati et patata,
Je vais peut-être prendre comme résolution de devenir qui je suis (Merci Nietzsche --")

dimanche 14 décembre 2014

Too many sandwiches...

No animal instinct left. 
I knew that I was not supposed to listen to my intuition. It seems like it was doomed from the very beginning. Having a thing, a crush - or call it how you want - for someone from the band you're playing in... It does suck at the highest scale ever invented ! 
It is the worst idea because every possible issue is not a lucky one. 
The one rule when you play in a band is : Pas de sexe dans le groupe ! 
Then, having a crush on someone surely means that nothing will ever happen or at least that nothing should ever happen. 

Whatever. I'm dealing with rejection right now. I'm suffering from the P.I syndrom (Pas intéressé) because he was  not. I hate these people who let you wait for a few weeks with the weirdest behaviour ever, letting live the doubt somehow by being all nice and sweet and eventually : BOOM, " Sorry, I do like you but that is the very issue. I "Like" you and that it all"
Makes more sense in french btw ! 
" Je t'aime bien", cela dit, le "bien" est ce qui pose problème dans la phrase. 
Bah tiens ?!

Bon, avouons-le. C'est mieux ainsi et j'en ai tout à fait conscience mais tout de même. Je soigne mon orgueil blessé à coup de bière et de soirée électro à la laiterie, que je recommande parce que j'ai trouvé ça planant. 
Aujourd'hui, tout semble plus facile ou presque. 

J'ai un souci. Je ne sais pas comment être seule. 
J'ai toujours un sale vide à combler. Un désir à combler. 
Fichu tonneau des Danaïdes ! On y revient toujours.

Je crois que je souffre d'un syndrome de manque affectif et puis aussi d'hypocondrie avec tous les maux que je me trouve ce matin. Quand j'y réfléchis, j'ai pas été seule des masses depuis que j'ai commencé à sortir avec la gente masculine. 
La seule vraie histoire que j'ai vécu, qui était vraie. Je l'ai balancé par la fenêtre. 
La vie est d'une belle ironie. Le temps passe et je sais que j'ai fait un choix, que je l'assume et pourtant, la vie me met à rude épreuve. 
Karma is a bitch. C'est ce qu'on appellera le retour de flammes, non ? 

Tout le mal que j'ai semé dans le monde, bah. Voilà dans ma fratz ? 
Je ne sais pas. Je ne crois plus trop à ce genre de bêtises. Je suis un peu trop vieille pour ça maintenant. 
Cela dit, on peut tout à faire un très mauvais transfert entre ce qui m'est arrivé hier : rejet - bassiste - la vie craint - mais c'est mieux comme ça. avec ce qui est arrivé il y a environ un mois quand j'ai fait à peu près le même coup à D. 
Ce n'est ni de la méchanceté ni de la cruauté, ni quoique se soit d'autre et il n'y a pas à être fâché pour cela. D'ailleurs, je ne le suis pas. 
Je suis un peu déçue et c'est irrationnel parce que je savais parfaitement que c'était voué à l'échec. Que c'était pas pire des idées possibles mais "On ne peut pas empêcher un petit coeur d'aimer". 
Oui, bon, d'accord. J'en fait encore des tonnes. 
EN MODE DRAMAQUEEN ! 


mardi 9 décembre 2014

Is this the place we used to love ? Is this the place that I've been dreaming of ?

En ce moment, c'est l'interrogation sans fin. Le questionnement qui bouillonne dans mon cerveau. Je ne sais plus ce que je veux, ni où je dois aller.
Je suis perturbée.

Je voulais partir à Hambourg et d'un seul coup, cela ne semble plus si attrayant.
J'ai toujours envie de partir mais je m'interroge. Est-ce le bon moment? Sont-ce les bonnes raisons? Ne suis-je pas entrain d'essayer de fuir ce que je ne peux pas contrôler?

J'ai envie d'avoir mon concours et d'en terminer avec mes études. De devenir indépendante, d'entrer dans le monde réel. Et en même temps, cela me terrifie. Et si, j'échouais encore?
Serai-je capable de faire face encore, d'accepter un second échec, moi qui n'accepte pas la faiblesse?

J'ai l'impression de m'éparpiller toujours, d'être un sac de sable durant un jour de grand vent. Je disparais dans tous les sens, dans toutes les choses que je fais à moitié car je n'ai pas le temps de m'arrêter assez longtemps pour faire les choses bien, ou mieux.

En ce moment, je fais de la musique et cela m'apporte de la satisfaction. Je fais de la scène et cela me rend heureuse. Je voudrais continuer. Si je pars, ça sera fini.

Je vais devoir choisir et j'ai peur de regretter.
Choisir, c'est abandonner.
Choisir, c'est renoncer.


samedi 8 novembre 2014

- La seule chose que je sais, c'est que je ne sais rien - Socrate



Platon a dit un jour : " la victoire sur soi est la plus grande des victoires". Cela semble vrai car il semble que ce soit la plus difficile à atteindre. Je me sens perdre pied ces derniers temps. Je ne sais plus où je vais.
Aujourd'hui, j'ai reçu une lettre de l'homme avec qui j'ai passé deux ans et demi de ma vie. Il m'y écrit qu'il n'a pas dormi une nuit complète depuis la dernière fois que nous nous sommes vus. Il écrit qu'il est fou amoureux de moi et que celui lui est trop douloureux, qu'il avait réussi à retrouver un semblant d'équilibre mais que chaque fois qu'il me voit, cela fiche tout en l'air. Il demande à ce qu'on ne se voit plus, qu'on ne se contacte plus, qu'on se fasse des adieux pour de bon.
C'est moi qui ai mis un terme à cette relation mais cette lettre sonne comme une nouvelle rupture, comme quelque chose de bien plus définitif que ce que j'avais prévu. Qu'avais-je cru, que nous allions continuer à nous voir et devenir de bons amis ? alors qu'il voyait en moi, la femme avec qui il aurait pu construire sa vie, se marier et avoir des enfants...
C'était un doux rêve bien innocent, bien naïf.

Je ne l'aime plus cela dit, c'est tout de même douloureux. Malgré tout, cela fait vraiment mal.

Le constat du moment est le suivant : Il y a beaucoup trop d'hommes dans ma vie. Depuis que je suis à nouveau livrée à moi-même, j'ai repoussé 4 hommes, il me semble... Beaucoup trop. Se  sont-ils fait passer le mot?
Je rêve toujours à mon allemand ou du moins j'en rêvais toujours jusqu'à il y a peu. Cette histoire est trop usante... jusqu'à la corde. Je suis lasse d'attendre un geste de lui, un mot, un signe, un rien du tout. Il ne peut et ne veut rien promettre, n'est pas sûr qu'il sera à Hambourg l'année prochaine alors que ma demande pour y aller se fait de plus en plus concrète. Cela le touche mais il ne le dirait pas. Il m'agace, me rend folle, me blesse et me manque. Parfois, je voudrais le gifler d'être un tel goujat avec moi. Si je l'avais sous la main, je me fâcherais certainement.
Pour son cas, les avis sont divergents. On est soit certain qu'il m'attend parce qu'il se rend compte d'avoir une prétendante dans mon genre, soit on le croit juste terrifié à l'idée de me dire que je ne l'intéresse. A ce stade, les deux m'iraient. Je voudrais simplement quelques certitudes. En fait, ces derniers jours, je ne veux rien de lui, plus rien parce que je suis fatiguée de tout.

Par ailleurs, je me suis lancée dans une histoire avec un jeune homme tout à fait honnête. Bien trop sérieux au regard des relations cela dit. Nous passons des bons moments mais je ne m'investis pas sur le plan émotionnel parce que je ne peux pas et je ne veux pas. C'est trop tôt et malhonnête au regard de ce que je ressens pour l'allemand énervant. 
De plus, je ne ressens pas cette étincelle que j'estime nécessaire pour me lancer corps et âme dans une relation. j'aime ce que je partage avec D. car c'est simple et sans complexité. Cela dit, ça l'était jusqu'à hier. 
Je ne sais pas où cela va mener. Il va continuer à être romantique et à tenter de me faire succomber. Mais je sais que cela ne fonctionnera pas. Je ne veux pas m'engager dans quelque chose avec quelqu'un de ma fac, qui veut devenir professeur comme moi et qui ne veut pas quitter l'Alsace. Trop de choses m'attendent encore. De plus, je ne suis pas assez sportive, j'ai trop de formes, j'ai des tatouages et je veux donner à mes enfants des prénoms qui sortent de l'ordinaire et j'aurai un chat. Pour toutes ces raisons idiotes, cela ne pourra pas fonctionner sur le terme. 
Et une très bonne raison est également que je ne veux pas que cela fonctionne sur le long terme, en tous cas pas pour le moment. 

Je suis dans le flou et mon combat pour gagner sur moi-même est en très mauvaise voie, ces derniers temps. 
Je vis en colocation mais me sens seule. J'ai une vie sexuelle mais je la voudrais plusieurs. Je n'ai pas d'équilibre alimentaire et j'ai une flemme pas possible. En plus, je suis fâchée avec les mathématiques et je voudrais coucher avec mon bassiste, ancien prof de maths ^^ C'est très tendance. Au moins, c'est dit. Si quelqu'un qui le connait lit ceci, je suis fichue mais bon, tant pis. 

Bonne soirée.